L'univers de la saga d'Aila de Catherine Boullery 📘 Site officiel de fantasy
La saga d'Aila  fantasy


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Note : 4.6 / 5 avec 284  critiques

Fantasy - L'univers de la saga d'Aila - Catherine Boullery - Achetez ses œuvres

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Romans de fantasy

Tome ➀ - Aila et la Magie des Fées Tome ➁ - La Tribu Libre Tome ➂ - L'Oracle de Tennesse Tome ➃ - La Dame Blanche Tome ➄ - La Porte des Temps Tome ➅ - Une Vie, voire Deux Tome ➆ - Un Éternel Recommencement Tome ➇ - L'Ultime Renoncement ➀ à ➃ - La Première Époque ➄ à ➇ - La Deuxième Époque Tous les tomes de la saga de fantasy La romancière Catherine Boullery #fantasy

Blog de l'auteure de fantasy

17 Juin 2017Voici un blog qui a oublié d'exister pendant plus d'une année parce qu'à certains moments de la vie il devient impossible de mener autant de vies en parallèle et il est devenu la victime de cet excès. J'ignore dans quelle mesure je parviendrai à inverser la tendance, mais je vais y songer. Alors quelles sont les nouvelles, fraîches ou pas du tout ?
♥ La plus urgente : une promotion sur le tome I de la saga, version numérique à 2,99 euros sur UPblisher ou Amazon jusqu'au 3 juillet. C'est le moment d'en profiter !
♥ La plus émoustillante : une nouvelle participation au Salon du livre de Sartrouville, le 25 juin prochain, dans le gymnase du parc du dispensaire.

Flyer du Salon du livre de Sartrouville 2017
Flyer du Salon du livre de Sartrouville 2017

♥ La plus émouvante, comme l'écho de mon histoire personnelle ou quand la fiction devient le reflet de la réalité : sortie du tome VI, « Une Vie, voire Deux », chez UPblisher, également chez Amazon, La Fnac. Presque 167 000 mots et toujours autant à raconter !

Une Vie, voire Deux : couverture
Une Vie, voire Deux : couverture

♥ La plus rassurante : tome VII « Un Éternel Recommencement » écrit et bientôt en relecture et tome III « L'Ultime Renoncement » commencé. L'achèvement de la saga en 2018 ? Probable…
Belle journée à tous.

4 JuinN'oubliez pas ! Salon du livre le 12 juin 2016 à Sartrouville, parc du dispensaire, dans le gymnase.

Salon du livre de Sartrouville : 12 juin 2016
Salon du livre de Sartrouville : 12 juin 2016

Belle journée à tous.

25 maiComme le disait le lapin dans Alice au pays des merveilles : « Je suis en retard, en retard » ! Glup, je crois qu'à mon niveau, ce n'est même plus du retard, mais de l'abandon… Mille excuses.
Alors, quelles sont les nouvelles ?
♥ La plus urgente : une nouvelle promotion sur le tome I de la saga, version numérique gratuite sur Amazon jusqu'au 28 mai. C'est le moment d'en profiter !
♥ La plus importante : sortie du tome V, « La Porte des Temps », chez UPblisher, également chez Amazon, La Fnac et iTunes. Plus de 172 000 mots, le plus gros volet de la saga d'Aila et, je l'espère, un pur moment de bonheur de lecture.

La Porte des Temps : couverture
La Porte des Temps : couverture

♥ La plus émouvante : une nouvelle participation au Salon du livre de Sartrouville, le 12 juin prochain, dans le gymnase du parc du dispensaire.

Flyer du Salon du livre de Sartrouville 2016
Flyer du Salon du livre de Sartrouville 2016

Belle journée à tous.

30 Janvier 2016 Certains disent que nous pouvons souhaiter la bonne année tout le mois de janvier. Pour ma part, je crois que j'ai atteint la limite acceptable ! Alors, puisque les jours de ce mois sont comptés, je ne le laisserai pas s'achever sans vous avoir souhaité une merveilleuse année 2016. Sachez vous préserver de la bêtise humaine, entourez-vous de personnes qui vous ressemblent ou vous apportent des aventures fabuleuses à vivre. Chassez de vos cœurs les pensées sombres qui vous étouffent et tournez-vous vers la lumière pour vous réchauffer et vous illuminer autant de l'extérieur que de l'intérieur. Soyez vous avec les autres pour vivre pleinement les 366 jours de cette année 2016 (euh… un peu moins maintenant, je l'avoue). Beaucoup de bonheur à tous, une santé de fer et de la légèreté !
La saga d'Aila, vous en rêviez ? C'est le moment ou jamais de vous offrir le tome 1 à 0,99 euro sur Amazon, en numérique. Profitez-en ! Il ne reste que plus que deux jours !
Les relectures se suivent et… Puis-je vraiment dire qu'elles se ressemblent ? Elles gardent le même objectif, un re-travail du style pour le rendre encore plus fluide et, donc, agréable à lire, l'affinage des derniers détails pour effacer jusqu'à la plus petite incohérence, tandis que mon esprit se projette déjà dans l'écriture de la suite. Malheureusement, et c'est le problème de mon existence actuelle, comme je veux tout tester, j'en arrive à mener de front trop d'activités en parallèle et je n'y parviens plus… Surtout que mon perfectionnisme m'amène à passer beaucoup de temps sur chacune. Je ne veux pas me retourner un jour sur moi en me disant que j'aurais bâclé mon travail, ni pour l'une ni pour l'autre. Je me dévoue à chacune avec la même passion, la même intégrité, le même amour. De nouvelles questions se poseront pour la prochaine rentrée. Attendons le mois de juin pour décider !
En tout cas, la parution de « La Porte des Temps » approche ! Fin février, début mars. Je vous tiens au courant.
Cette relecture m'a définitivement montré que je ne pouvais pas m'arrêter brusquement au tome 7. Naturellement, je savais déjà qu'un huitième existerait, mais je me disais que je pourrais l'écrire plus tard et, là, je sais que ce n'est plus possible ! Donc, ce sera huit tomes. En revanche, je ne sais pas ce que je vais mettre comme titre et, étrangement, c'est ce qui m'ennuie le plus ! Avez-vous une idée ? :)

Bonne année 2016
Bonne année 2016

20 décembre Quelques bonnes nouvelles :
- relecture du tome V reprise ;
- ma modeste page auteur Facebook dont le nombre de "J'aime" augmente petit à petit ;
- la parution du tome I « Impulsion » du roman « Le cercle des élus », en coécriture avec Sg Horizons, Elena Guimard et Olivier Karven ;
- et un nouveau commentaire sur Aila et la Magie des Fées :
« Magique !! *.*Tellement de mots pour décrire cet univers : magique, envoûtant, fantastique, extraordinaire, féérique, captivant… Je dis bravo à l'auteure pour son imagination exceptionnelle et j'attends la suite !! »

Tout savoir sur « Impulsion » et « Le cercle des élus »
« Quatre auteurs, quatre approches de la fantasy qui s’entrecroisent pour raconter les aventures d'autant de personnages dont les destinées, poussées par des forces obscures, basculeront. Un concept inédit pour une fresque épique. »

Tome I du Cercle des élus : Impulsion
Tome I du Cercle des élus : Impulsion

Résumé : La vie en pleine forêt, entourée de son père et des autres bûcherons convient parfaitement à Imara (Sg Horizons). Jeune femme libre et forte vivant dans un univers d'hommes, son esprit de combattante comptera lorsque parvenue à la cité, elle devra faire face au danger.
Dans les ruelles colorées de la cité, Alyrus (Elena Guimard) se faufile enveloppé d'un voile d'invisibilité afin de ne pas effrayer ses sujets. L'odeur du sang remonte à ses narines et lui ouvre l'appétit, mais ce soir, il n'est pas là pour ça, autre chose l'a attiré loin du palais et il ne doit pas se laisser déconcentrer.
Eogan (Olivier Karven) se hâte pour assister à l’intronisation de son père, bienfaiteur de Maslir, qui va enfin recevoir l’hommage de ses pairs après une vie passée à améliorer la vie de ses concitoyens. Pourtant, rien ne se passera comme prévu : de terribles chocs bouleverseront la vie du jeune homme à jamais, l’obligeant à prendre des décisions sans retour.
Sous les agitations perpétuelles du Malstrom qui surplombe la Citadelle, Saphie (Catherine Boullery) aimerait rêver… Pourtant, le Guide Suprême répétant sans cesse que tous ses enfants doivent lui être dévoués, elle replonge dans les enluminures qui peuplent sa vie de copiste et un quotidien aussi terne que réglé. Jusqu’au jour où un maître de la Guilde vient la chercher…
Je vous souhaite de joyeuses fêtes.

5 décembre Quelques mots sur la chronique d'une mort annoncée ! Celle de l'écrivain… Pari non tenu cette année pour parvenir à concilier mes deux métiers. En conclusion : une relecture du tome V à peine entamée. Je suis donc au regret de vous annoncer que la version numérique du tome V ne paraîtra donc pas en décembre, malgré l'habitude prise depuis 2012. Mille excuses à tous. En revanche, parce qu'il faut bien un côté positif, mon projet d'écriture à plusieurs devrait voir le jour bientôt. Je vous tiens au courant ! Et, comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, voici quelques commentaires qui font plaisir, après un calme olympien pendant quelque temps.
Sur Aila et la Magie des Fées :
« Magnifique lecture ! "Aila et la Magie des Fées" est la magnifique histoire d'une jeune fille pas comme les autres…
J'ai découvert avec ce roman, le premier de la série, la superbe plume de Catherine Boullery : une écriture ciselée, soucieuse du détail, une analyse fouillée des sentiments, une plongée au plus profond des émotions des personnages…
Aila est une jeune fille exceptionnelle qui arrive à transformer ses souffrances en source d'admiration et joie pour les autres, ses épreuves en autant de défis à relever, ses regrets en autant d'amour à donner aux autres… Une lecture pleine d'enseignements…
C'est une série pour tous les âges et même ceux qui ne lisent pas ce genre de littérature seront conquis par le talent de l'auteure qui arrive à nous donner l'envie d'accompagner Aila sur son chemin.
 »
« Formidable ! C'est un vrai moment d'évasion que nous offre ce livre !
N'hésitez pas! Moi je file directement lire le tome 2.
Merci Catherine Boullery.
 »
Sur La Dame Blanche :
« toujours aussi captivant ! On est heureux de retrouver à nouveau Aila ! Action, réflexion, suspens, un ensemble très complet qui m'a une fois de plus séduite !
Bravo !
 »
Bon week-end à tous.

11 septembre Où en est l'écrivain ? Eh bien, c'est une catastrophe, nulle part… Je ne fais que travailler, mais absolument plus sur l'écriture. Je le regrette, mais je finirai tôt ou tard par sortir le nez de l'eau et faire renaître l'auteur derrière le professeur !

Fête des vendanges de Sartrouville, le 4 octobre 2015, parc du dispensaire
Fête des vendanges de Sartrouville, le 4 octobre 2015, parc du dispensaire

Que faites-vous le 4 octobre ? Rien, super ! Passez donc à la fête des vendanges ! Avec mon compagnon de barnum et illustrateur, Alain Berry, nous aurons à cœur de vous accueillir de 10 h à 18 h, dans le parc du dispensaire de Sartrouville.
Bon week-end à tous.

28 Août Deux métiers et, quand l'un prend le pas sur l'autre à cette période, l'écrivain disparaît totalement derrière l'enseignant. Ce moment se négocie toujours de façon un peu délicate pour moi, car il m'oblige à faire un choix raisonné entre différentes options : je retrouve mes élèves dans quelques jours et mon nouveau programme doit être au clair dans ma tête alors que je peux repousser la relecture du tome V… Ne parlons même pas de l'écriture du tome VI ! Il m'arrive parfois d'envier ceux qui rentrent chez eux sans ramener du travail entre leurs murs, leur tête probablement plus libre que la mienne. De plus, la rentrée représente un moment chronophage et énergivore, même si lui est associé le plaisir de retrouver collègues et anciens élèves, de travailler avec eux pour, une nouvelle fois à la fin de l'année, ressentir la tristesse de les quitter… Un éternel recommencement, mais ça, c'est le titre du futur tome VII !

Le 1er septembre, j'achète un livre/ebook de SFFFH francophone - 2e édition -
Le 1er septembre, j'achète un livre/ebook de SFFFH francophone - 2e édition -

Nouvelle opération relayée par L'invasion des Grenouilles dont j'avais déjà parlé sur mon blog le 11 juillet dernier et sur ma page Facebook. Toutes ces initiatives sont vraiment indispensables pour promouvoir la lecture et la découverte éventuelle de nouveaux auteurs. En plus, dans ce domaine SFFFH, toujours dominé par les Anglo-saxons, un zeste de francophonie ne peut nuire. Alors, j'y participe ? Bien sûr ! Et la saga d'Aila avec UPblisher également !
Dernier week-end pour profiter de l'offre Ray's day sur UPblisher : rendez-vous sur la page du tome I ,Aila et la Magie des Fées et utiliser le code promo AILARAYSDAY pour obtenir cet ebook gratuitement.
Bon week-end.

23 AoûtPour commencer, une petite anecdote sympathique, le genre à vous redonner le moral quand il vous abandonne. Message de la médiathèque de Sartrouville :
« Bonjour,
Vous nous avez gentiment offert les 3 premiers tomes de votre série fantastique 'La saga d'Aila'. Vos livres ont beaucoup de succès et les lecteurs réclament la suite.
Est-il possible d'avoir le tome 4 pour compléter la série ? Malheureusement, chez notre fournisseur […] vos livres n'existent pas, et nous sommes obligés de passer par leur site pour nos commandes.
 »
Comment résister à une telle demande ? De toute façon, je m'étais déjà mise d'accord avec la directrice de la médiathèque pour l'apporter. En conclusion : le tome IV peut dorénavant être emprunté.

Opération Ray's day
Opération Ray's day

Super opération Ray's Day #RaysDay chez UPblisher dont vous pouvez profiter jusqu'au 30 août. Il vous suffit de vous rendre sur la page du tome I, Aila et la Magie des Fées et d'utiliser le code promo AILARAYSDAY pour obtenir cet ebook gratuitement.
Bon dimanche.

17 AoûtC'est fait ! J'ai repris la mauvaise habitude de ne mettre des nouvelles que lorsque j'en ai le temps, c'est-à-dire pas souvent… À ma décharge, j'ai pris quelques vacances bien méritées à la montagne ! Que j'aime ces paysages magnifiques, ces lacs miroitants, ces espaces tellement ouverts que plus rien ne peut retenir mon esprit qui s'envole par delà l'horizon. Bien sûr, ils se méritent, de 550 à 950 m de dénivelé et jusqu'à quinze kilomètres pour les plus longues balades. De quoi bien dormir la nuit après une journée d'effort, la tête emplie de beaux souvenirs et le cœur léger et heureux. Ne pas penser que j'attendrai un an pour y retourner. Ne garder que le meilleur, à l'image du bonheur vécu…
Mes différents projets avancent. J'ai fini ma partie pour mon projet à plusieurs écrivains. J'aurais voulu y passer un peu moins de temps, mais la perfectionniste que je suis ne se refera pas. Cependant, à un moment, il faut se dire que le maximum a été donné et passer à autre chose. Extrait : « Dans l’immense pièce sombre, uniquement éclairée par la lumière de hautes chandelles et de bougies individuelles, la disciple Saphie, au milieu de tous les autres, s’appliquait à sa tâche quotidienne. De la pointe de sa plume trempée dans l’encre, elle calligraphiait ses lettres avec un art consommé dans de grands livres qui rejoignaient les rayonnages de la bibliothèque des maîtres de la Guilde, une fois leur dernière page remplie. Cette activité aurait pu lui paraître rébarbative, mais tel n’était pas le cas, car Saphie appréciait son existence calme et réglée ainsi que l’ambiance feutrée de la salle d’écriture. Elle adorait particulièrement le crissement de sa plume sur le vélin rêche et les arabesques régulières auxquelles sa main donnait vie en les traçant, noir sur blanc, avec une indubitable adresse. Elle savait qu’elle n’aurait pas dû, car, le Guide Suprême le répétait inlassablement, un disciple ne devait pas être orgueilleux, mais, quelquefois, elle se reculait légèrement pour admirer la beauté de son travail. Peut-être n’était-elle que copiste, mais, en ce domaine, elle excellait. »
J'ai poursuivi le tome VI, mais mon avancée a été pour le moins laborieuse… En effet, il m'a fallu reprendre les premiers chapitres écrits et les remettre en cohérence avec la fin du tome V, tant dans la chronologie que dans la logique des événements, et, pour dire les choses clairement, ça m'a pris un temps fou pour, enfin, me satisfaire approximativement des deux premiers chapitres (trente-cinq pages environ et plus de 27 000 mots), surtout qu'en parallèle, j'ai effectué de nombreuses recherches : forteresse (dimension et constitution), mer intérieure, topographie, et, principalement, mis au clair les âges des personnages et les étapes clés de leur existence… Tout me paraît bien ordonné à présent, mais la raison me dit que je dois abandonner son écriture pour passer à la relecture du tome V et à la préparation du nouveau programme que j'enseigne cette année. Mon cœur lui me dit autre chose et cette décision rationnelle pèse sur mes épaules plus que je ne le voudrais. Tant pis. En conclusion, me voici en alternance sur la correction du tome V et la spécialité de TS !
P.-S. : je crois qu'il va m'être difficile d'abandonner totalement le tome VI, finalement…
Bientôt de nouveaux papillons dans la catégorie français, dont un magnifique Morio qui a posé pour moi, ses ailes grandes ouvertes, avec une patience d'ange. Enfin, ça ne s'est pas tout à fait passé ainsi, mais je rends l'histoire plus belle. À très bientôt.

23 JuilletVoici une semaine, jour pour jour, que j'ai écrit les mots de la fin du tome V et, naturellement, ressenti le plaisir indicible de celle qui a atteint son objectif. Quel bonheur profond et intense ! Quelle jubilation ! Quelle irremplaçable satisfaction, de celle qui te murmure à l'oreille : « Tu l'as fait ! », de celle qui te démontre que la joie de l'écriture reste inscrite dans tes gènes, que tu es capable de pianoter sur ton clavier sept à huit heures par jour et de terminer sur un petit nuage tant l'acte t'emporte, d'être parvenue à aller de ton point A jusqu'à ton point B sans même te perdre, une capacité à construire intacte, une imagination totalement déchaînée. Mots, je vous aime !
En revanche, je n'ai vraiment terminé les deux derniers chapitres que deux jours plus tard… Héhé, je triche ! En effet, si tous les éléments principaux étaient en place jusqu'au point final temporaire, il manquait quelques articulations du récit pour renforcer leur succession et la cohérence de l'histoire. Je pense d'ailleurs que je renforcerai encore, lors de la relecture, quelques descriptions sur lesquelles je suis passée un peu trop rapidement. Voici donc un nouveau volet de la saga de plus de 176 000 mots, le plus volumineux de tous, mais qui devrait s'amincir un peu lorsque je le retravaillerai, car le début que j'ai écrit en plusieurs fois nécessite d'éliminer quelques paragraphes redondants.
Alors que faire quand se termine un premier projet ? Laissez-moi réfléchir, j'hésite… Embrayer sur le tome VI ? Voici une excellente idée ! Comment ai-je pu ne pas y penser toute seule ? Plus d'un chapitre et demi déjà d'écrit ! Allez, je vais être complètement honnête, je triche, car je dispose d'une petite centaine de pages rédigées. Malheureusement, comme j'ai précisé la fin du tome V, je ne peux pas les reprendre telles quelles. En parallèle, j'avance sur mon projet à plusieurs auteurs, quatre pages de plus à mon actif et une fin qui s'approche. Fantastique !
Bon, c'est pas le tout, il faut que je retourne écrire. Belle journée.

11 JuilletQuelle semaine ! Ne pas perdre les bonnes habitudes ! Rangement et photocopies au lycée dans l'objectif de la prochaine rentrée (pas loin de sept heures de boulot cette semaine, mine de rien !), une super randonnée d'une vingtaine de kilomètres dans la forêt de Saint-Germain entre copines et, trop bien, la fin du chapitre seize (17 pages…), déjà plus de sept pages écrites sur le chapitre dix-sept avec, enfin, une idée clé qui me convient parfaitement et du grain à moudre par mon moulin (!) imaginaire.
Un premier retour du Salon du livre : « Bonjour, je vous écris suite à ma lecture du tome 1 d'Aila et la Magie des Fées pour vous dire que j'ai beaucoup aimé votre manière d'écrire ainsi que l'histoire : de la magie, des aventures… tous les ingrédients pour un bon roman. Tellement prenant que j'ai d'ores et déjà commandé les autres tomes !
Encore bravo.
 » Contente ! :)
Date à noter dans vos annales, opération « ‎Le 1er septembre, j'achète un livre/ebook de SFFFH francophone - 2e édition - », piquée aux Québécois dixit Maxime, relayée par L'Invasion des Grenouilles. Pensez-y !

Le 1er septembre, j'achète un livre/ebook de SFFFH francophone - 2e édition -
Le 1er septembre, j'achète un livre/ebook de SFFFH francophone - 2e édition -

4 JuilletPour résoudre tous mes problèmes, je me suis décidée à éliminer les activités satellites les unes après les autres pour parvenir à me concentrer sur l'essentiel. Je n'y suis pas encore totalement parvenue, mais, petit à petit, je m'en rapproche. Je garde le cap !
En plus, vous comprenez, j'essaie de prendre le temps de vivre un peu et de ne pas faire que travailler. En conclusion, hier, deux magnifiques balades, la première à Giverny et ce plaisir intense à parcourir les jardins de Claude Monet, malgré la chaleur torride ! Puis, en revenant vers la maison, une visite imprévue, celle du château de la Roche-Guyon, situé dans une boucle de la Seine, accolé à une blanche falaise. Je me suis littéralement enthousiasmée pour ce lieu, dont l'architecture jouait au grand écart entre des parties plus anciennes et plus récentes et qui offrait un exceptionnel panorama sur cette vallée de l'Île-de-France. D'indéniables atouts : la surprenante découverte d'un pigeonnier constitué par un ensemble de niches creusées à même la paroi, la traversée de la roche crayeuse grâce à d'impressionnants escaliers taillés dans la falaise, l'arrivée au donjon surplombant le château, les jardins et les rives de la Seine. Deux regrets cependant, j'ai manqué les écuries, pourtant réputées, et n'ai pas poussé jusqu'au jardin et aux bords de Seine, il faisait trop, trop chaud. En conclusion, j'y retournerai et, si vous disposez d'un moment, n'hésitez pas !

La Roche-Guyon
La Roche-Guyon

Dans les bonnes nouvelles, j'ai commencé à résoudre le problème de chronologie de mon tome V. En attendant cette évolution positive, je ne suis pas restée sans écrire puisque j'ai rédigé quelques passages qui ne nécessitaient pas de construction préalable. En conclusion, je suis sur la bonne voie !
De nouveaux commentaires sur UPblisher :
- « Un univers fantastique !
On plonge dans un monde magique où se mêlent entre autres héros, fées, chamans, rois et reines, le bien et le mal. Tous les ingrédients d'une belle aventure ! J'adoré les tomes I, II, et III
Je me suis tout de suite attachée au personnage d'Aila, avec ses doutes, sa force, mais aussi son grand courage et sa détermination, et ce, malgré sa jeunesse. Au fil des tomes, l'histoire se densifie, de rebondissement en rebondissement, le suspense devient vraiment prenant, on veut absolument savoir la suite !
Les personnages secondaires qui gravitent autour l’héroïne sont tout aussi attachants, chacun avec leur caractère, leur mystère et ajoutent au piment de l'histoire. Il y a des côtés sombres, graves, mais aussi de l'humour, bref une bonne lecture que je recommande. Je viens de recevoir le tome IV et je l'emporte en vacances en me délectant par avance !
 »
Les trois autres, écrits par la même personne, sur les tomes I, III et IV sont plus lapidaires, mais terriblement efficaces ! - « Vous ne pourrez plus vous en passer !!!! »
- « Tous aussi réussis ! »
- « Toujours un grand moment de pur bonheur… ! »
Voici une belle façon de terminer une semaine et de commencer un week-end.
Belle journée.

26 juinBouh !!!!!!! J'en ai trop à faire, dans des directions complètement opposées et dois parvenir à gérer mes priorités… Je passe mon temps à alterner les activités : retravailler mes photos, réfléchir à mon nouveau programme, écrire pour le tome V ou pour le projet à quatre. Finalement, j'ai l'impression de ne rien faire correctement, d'être en décalage permanent, de me disperser en fait. Surtout qu'à côté de toutes ces activités, il y a bien d'autres, les obligations (surveillances, préparation de la prochaine rentrée) et les plaisirs (sortir, courir, danser, dormir !)
Deuxième bouh !!!!!!! J'ai un problème avec mon tome V. Pas celui de la page blanche, non, ce serait plutôt l'inverse… Je vois mon livre grossir à vue d'œil et je me dis que je dois parvenir à condenser les dernières étapes avec la traversée de la Bruçie, puis du Gerek ainsi que la terrible fin temporaire qui attend le lecteur. Donc, avant de me lancer dans la fin du chapitre seize, je dois absolument peaufiner la structure. Je suis même en train d'envisager de changer ma carte initiale et, ça, j'aime pas. Surtout que cette modification ne résoudra pas obligatoirement mon problème, car le Gerek doit rester ce passage par lequel les hommes de Césarus ont foncé sur la Wallanie, seize ans plus tôt. Donc, réfléchir, articuler, construire, puis se remettre à écrire. Si, si, je suis confiante !
Voici l'extrait d'un petit mot que j'ai reçu d'une de mes amies, la seule qui lise les chapitres d'Aila au fur et à mesure qu'ils s'écrivent : « La différence pour moi avec les premiers tomes n'est pas tant l'aventure, que la dimension psychologique des personnages qui s'est renforcée. C'était déjà une caractéristique forte de ton roman dans les 1ers tomes, Aila a toujours eu une fabuleuse capacité d'analyse des relations humaines, des doutes et des moments de vérité qui la rendaient si attachante ; simplement dans cette situation de crise où l'absence de l'héroïne bouleverse tous les codes et tous les gens qui s'étaient installés dans une autre vie confortable, la dimension psychologique devient le ressort de l'aventure, là où elle n'en était avant que le corollaire. Moi ça me plaît beaucoup, on passe du rire aux larmes, l'émotion est toujours là au coin d'une discussion. » C'est trop bien d'avoir une amie qui exprime aussi bien la simplicité apparente des choses ! ♥ ♥ ♥

Ambiance bougie
Ambiance bougie

D'ailleurs, à propos de boulot, je dois replonger dans le travail de photos de théâtre que j'ai réalisées trois mois plus tôt. C'est le plus urgent, car j'en ai pour encore cinq à six heures et certains comédiens de la pièce vont muter. Ce serait mieux pour eux d'avoir ces clichés avant leur départ.
Bon week-end.

21 juinJ'ai trouvé mon programme pour les vacances : écrire, courir et dormir, histoire de récupérer toutes les heures de sommeil qui m'ont échappé !
Pour l'écriture, c'est parti ! Pour mon aventure à plusieurs écrivains, j'ai quasiment terminé le chapitre 2. En revanche, ce qui me dérange s'apparente à quelques hésitations sur la concordance des temps dans la rédaction d'un flashback. Je n'aime pas ce genre d'imperfections, donc j'ai intérêt à étudier en profondeur le sujet avant de la présenter. Je pourrais demander de l'aide à un collègue de français ! Il sera content de récupérer du boulot pour les vacances : devoir de vacances ! Autant passer à l'acte directement c'est fait !
J'ai commencé à relire le chapitre 15 que j'avais lâchement abandonné pendant plusieurs semaines. J'aime bien le début, cette façon de décrire les hésitations de Pardon et les frasques de Naaly. Celle-là va nous réserver encore bien des surprises, c'est certain, mais, enfin, dans ce chapitre, se dénoue une partie de sa colère intérieure. Ce premier suffirait-il pour éteindre le feu qui la dévore ? Conclusion : terminer ce chapitre, puis passer au 16 avec le même élan ! Beau projet, n'est-ce pas ?
Continuer à recevoir des gentils petits mots et en sourire, comme celui de ma filleule : « J'ai reçu La Dame Blanche, la couverture est encore plus belle en vrai ! Je l'ai commencé et j'en suis au moment où Aila devient maman de Naaly :) Tu écris vraiment bien et je suis toujours très fière de montrer tes livres à mes amies et de leur dire " C'est ma Marraine qui l'a écrit ! " » J'ai également une pensée pour ma nièce qui prête mes livres à toutes ses copines, pour mon oncle et ma tante ainsi que leur fille qui m'encouragent en permanence. J'ai été profondément émue de la venue de ces derniers au Salon du livre. Ils étaient les premiers visiteurs de ma famille (bien réduite, il est vrai) à franchir ce pas et je ne les aime que d'autant plus. À eux… ♥ ♥ ♥
Belle semaine.

19 juinBientôt une semaine que le Salon du livre s'est achevé et même pas le temps de vous mettre un petit post avant aujourd'hui ! Il faut dire que les jours s'enchaînent sans me laisser le temps de souffler. Pourtant, une nouvelle fois, cette journée a représenté un moment extraordinaire dans ma vie, un tourbillon par lequel je me suis laissé emporter, un souffle puissant qui m'a abandonnée tout étourdie quand la foule a reflué. Alors, de toute mon âme, je remercie tous ceux qui ont eu la gentillesse de faire un détour par mon stand. Leur présence à mes côtés s'associera désormais aux plus beaux souvenirs de ma vie.
Vous souhaitez quelques anecdotes ? Que vous raconter ? Je vais me contenter de l'essentiel.
D'abord, le plaisir de revoir des élèves !
♥ La venue de quelques-uns de mes premières S de cette année, en pleine révision pour le bac de français, m'a beaucoup touchée. Quitter cette classe adorable me paraît encore plus compliqué que celles des autres années et je ressens encore la tristesse de refermer la porte après notre dernière heure de cours (enfin, plutôt, notre ultime goûter…), après la joie de recevoir des chocolats, la bise de la déléguée, une salve d'applaudissements et des remerciements sincères, et de quitter les deux derniers élèves qui s'étaient attardés auprès de moi. Une page qui se referme pour en rouvrir une autre ? Sûrement… Cependant, l'émotion de cet instant reste vive.
♥ Le retour de fidèles de la saga, de plus en plus nombreux, qui reviennent, Salon après Salon, rechercher la suite et partager ce moment avec moi.
♥ La surprise du jour ! Récemment, j'ai été invitée sur LinkedIn par un ancien de mes élèves, carrément étonnée par sa démarche. Naturellement, j'ai accepté et qui vois-je débarquer au Salon ? Ce fameux ancien élève, bien plus grand qu'à l'époque (heureusement pour lui !), un jeune homme à présent. J'ai trouvé sa visite vraiment sympathique, sans oublier le plaisir que j'ai éprouvé à échanger avec lui sur sa vie actuelle.
Ensuite, l'immense gratitude que j'éprouve pour tous ceux qui, depuis plusieurs années, reviennent sans faille pour m'accompagner et m'encourager, indispensables piliers de mon aventure littéraire. Ils sont le miroir dans lequel je me reflète, l'onde dans laquelle je m'abreuve, la flamme grâce à la laquelle je brûle de mille feux. De tout cœur, merci !
Quoi d'autre encore ?
Je crois pouvoir affirmer que les bons lecteurs peuvent commencer à lire la saga dès le début du collège ! En effet, autour du stand, je voyais rôder un jeune garçon avec lequel j'ai engagé la conversation pour découvrir qu'en fait il avait déjà acheté le tome I l'an passé (il avait 12 ans) et, comme ce dernier lui avait plu, il revenait chercher le tome II. Un nouveau fidèle désormais ?
Et, puis, en parallèle avec le Salon, je songe également à tous ces petits mots que j'ai reçus, de vive voix ou écrits dont voici quelques extraits, choisis avec soin naturellement, vous croyez quoi !
♥ « Bien sûr que je veux la suite !!! Je l'attends avec impatience, c'est trop bien, je me suis régalée avec le tome 3, quel suspense ! »
♥ « Je suis devenue une fan d’Aila alors qu’à la base je n’étais pas venue au Salon pour moi. Cela m’a redonné l’envie de lire. J’ai suivi la progression du tome IV via Facebook et ne manquerai certainement pas de passer samedi. »
♥ « Vous avez reçu le précieux sésame ? Je trépigne d'impatience ! »
Peut-être ces échanges peuvent-ils vous paraître banals… Pour moi, ils sont tout, tout ce qui légitime le fait de dire que je suis écrivain, tout ce qui me donne envie de continuer à raconter des histoires pour partager, faire vibrer, pleurer, frémir, rêver tout simplement. Autour de moi, la communauté s'agrandit et les liens se resserrent entre elle et moi, emplis de complicité et d'affection, tout ce qui rend mon existence plus belle et ma sensation de vivre plus intense… Une dernière fois, merci.
Beau week-end à tous.

9 juinPlus de copies ! Que c'est bien d'être prof quand l'année se termine et que je me dis que je vais pouvoir retourner à d'autres activités ! Comme à mon pauvre chapitre 15, par exemple, écrit aux trois quarts, et que je n'ai toujours pas trouvé le temps d'achever… Comme aux deux autres chapitres que je dois rédiger dans le cadre de mon projet à plusieurs écrivains, comme la nouvelle Et la Magie fut que je dois ABSOLUMENT finaliser, comme… Vous savez quoi ? Je crois que je vais encore attendre demain pour y réfléchir !
Ne me demandez pas comment je fais pour écrire. Si mon métier est d'expliquer, ma passion consiste à ne rien décortiquer et ça marche tellement bien comme ça ! J'attendrai le syndrome de la page blanche pour me poser des questions. En attendant ce jour maudit par tous les écrivains, je vais continuer mon chemin en pays Hagan, avant de plonger dans de nouvelles contrées vers une destinée bien sombre… Qu'est-ce que je ne lui fais pas vivre à ma pauvre héroïne ! Heureusement qu'elle n'est qu'un personnage de fiction sinon elle finirait bien par m'en vouloir… ou pas ! Elle sait la tendresse infinie qui nous unit, l'attention profonde que je lui porte, au point de chercher à rectifier tous les aléas de sa vie ou de lui en offrir une nouvelle…
Presque J-4 pour le Salon du livre de Sartrouville et le plaisir de recevoir de petits mots de ceux qui vont faire le déplacement pour moi (en fait, plutôt pour le tome IV !) Peut-être cette année, encore, de nouvelles rencontres aussi belles qu'inattendues. J'adore tant les liens que crée cette aventure littéraire. En tout cas, je vous raconterai tout… quand j'en prendrai le temps !
Belle semaine.

6 juinVous avez vu ? Je bats tous les records ! Seulement trois semaines depuis mon dernier post !

Salon du livre de Sartrouville 2015
Salon du livre de Sartrouville 2015

Dernière ligne droite avant le Salon du livre de Sartrouville, 14 juin 2015 de 10 h à 18 h au parc du dispensaire. Petit clin d'œil dans le journal de Sartrouville à la saga à découvrir en page 3.
Les tomes IV papier sont arrivés à la maison. Maintenant, j'ai la collection complète de la première partie de la saga d'Aila. Moquez-vous ! Les plaisirs de la vie les plus nombreux sont les petits, les sans-grade que chaque jour la vie vous offre, si faciles à saisir ; il suffit de tendre la main… Peut-être leur modestie pourrait-elle vous amener à les négliger. Pour ma part, je considère que ce serait bien dommage, car les grands bonheurs ne sont pas si courants alors que les petits n'attendent que vous !

La saga d'Aila
La saga d'Aila

Après avoir bien avancé le tome V, « La Porte des Temps », j'ai dû m'arrêter, faute de temps pour écrire, avec un chapitre quinze inachevé (je n'aime pas ça du tout !) Cependant, je ne m'avoue pas vaincue et je compte bien repartir à l'attaque dès que je le pourrai ! 609 000 caractères, 126 000 mots, ce prochain livre s'épaissit à une vitesse fulgurante et devrait rapidement dépasser ses petits frères !
Inutile de parler des nouvelles, j'ai laissé tomber pour l'instant. Mais d'ici quelques jours, je devrais être capable de vivre plusieurs vies à la fois — si, si, je le sens ! — et, ainsi, d'écrire sur tous les fronts à la fois ! Cependant, pour le moment, seul le plaisir de poursuivre Aila dans ses aventures m'emporte… Décidément, il faut que je termine ce tome V pour pouvoir passer sereinement à une autre écriture. Allez, c'est l'histoire de cinq à six chapitres supplémentaires au plus… ou, alors, au moins ! Nous verrons !
Il me reste une semaine pour finaliser tous les détails du Salon du livre : le diaporama, les derniers avis sur le tome IV que je n'ai même pas eu le temps de traiter (pfff…), la constitution des caisses de bouquins soigneusement agencées. Encore une semaine qui va passer à la vitesse grand V ! Tout ce qu'il faut à une prof de physique !
Bon week-end à tous.

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Extrait gratuit d'un des livres de la saga d'Aila offert par Catherine Boullery, auteure de fantasy (autres passages sur Amazon). Excellente lecture ;)

Aila tira la même pièce que Pardon Juste. Elle fronça les sourcils. Elle l’avait toujours considéré comme un modeste combattant, mais là, il apparaissait nettement meilleur qu’elle l’escomptait. Il serait probablement difficile de le battre… Il souhaitait un combat à mains nues et elle avait choisi le kenda.
À leur entrée dans l’arène, Pardon Juste la salua – au moins, il avait retenu l’avertissement du prince Avelin – et lui sourit. Elle y répondit brièvement. À l’occasion de leurs premiers mouvements, ils se testèrent mutuellement et Aila se réjouit : elle allait se régaler, car, à l’évidence, il manifestait une grande agilité, de la rapidité et une finesse extrême dans ses réactions. Elle se concentra, cherchant des défauts qu’elle trouva avec peine dans sa façon de se mouvoir, même si elle nota un léger déséquilibre à la réception quand il sautait sur le côté droit. Elle décida d’attaquer, l’amenant à bondir sur la droite pour profiter de cette minuscule faiblesse. Elle faillit réussir, mais la souplesse du jeune homme l’aida à se dégager in extremis.
— Bravo ! Vous avez déjà remarqué mon premier point faible. Malheureusement pour vous, je le connais aussi et j’ai beaucoup travaillé pour y remédier ! À mon tour de lancer l’offensive !
Pardon exultait ouvertement. Sans se déconcentrer, Aila essaya de comprendre où il voulait en venir. Il tenta une attaque qui paraissait classique, mais qu’il agrémenta avec une originalité trompeuse dans son déroulement. Il en fallut de peu pour qu’elle se fît surprendre et se dégagea de justesse.
— Vous êtes impressionnante… commenta-t-il, en souriant.
Mais que cherchait cet abruti ? À lui faire du charme pour la faire flancher ?
— Beau parleur, va ! murmura-t-elle entre ses dents.
Elle changea rapidement d’avis, Pardon était clairement ravi de se battre avec elle. Chacun multipliait les attaques parées par l’autre et, connaisseur, il se fendait d’une moue approbatrice. Puis vint l’idée de génie qu’elle attendait. Elle le laissa réussir un enchaînement dont elle pressentait la finalité et au moment où, enfin, il allait l’immobiliser, certain de sa victoire, elle se dégagea d’un violent coup de reins, puis inversa la position. Elle entoura sa gorge avec ses deux jambes, bloquant son bras sur sa poitrine quand le gong final retentit. Elle le libéra immédiatement et celui-ci se releva, radieux :
— Vous êtes une vraie championne. J’ai pris un rare plaisir à vous combattre.
Il lui tendit la main qu’elle serra avec entrain.
— J’escomptais pourtant bien marquer quelques points dans ce combat parce qu’au kenda, vous m’écraserez, je le sais ! Quant aux points, plouf, plouf, je viens de me faire battre par une fille et dans quelque temps, aïe, aïe, aïe, je vais recommencer !
Pardon parlait de son échec avec un détachement incroyable, comme s’il s’en amusait. Il ne semblait pas le moins du monde en colère après sa défaite. Au contraire, il appréciait sa valeur et le plaisir qu’il avait pris à la combattre… Aila hésita avant de se lancer :
— Vous voulez que je vous montre les enchaînements de base au kenda et ainsi, j’affronterai un adversaire intéressant.
À son tour, il afficha un air surpris :
— Pourquoi le feriez-vous  ? s’étonna-t-il.
— Je n’aime pas les victoires faciles, se contenta-t-elle de répondre, en haussant les épaules.

Ils passèrent tout leur temps de repos avant le deuxième combat à s’entraîner. Bonneau avait prêté son kenda à Pardon qui se révéla vraiment très doué. Il donnait l’impression, comme elle, de sentir les mouvements en lui, de les intégrer sans le moindre effort comme s’ils avaient toujours fait partie de lui. Elle avait croisé peu d’apprentis de l’école aussi habités naturellement… Tellement passionnés dans leur échange, ils ne s’aperçurent pas du nombre croissant de regards, même parmi les élèves de Barou qui passèrent leur pause à les observer, voire à les envier…
Quand enfin leur tour vint, elle n’eut pas envie de le battre tout de suite. Elle lui donna l’occasion de montrer ce qu’il avait appris en très peu de temps sur des enchaînements simples. Il se débrouilla très bien malgré les nombreuses petites fautes qu’il commit et dont elle aurait pu profiter.
— Aila, vous devez prouver ce que vous valez au kenda. Assez joué, cessez d’amuser la galerie et finissons-en, voulez-vous ! lui murmura Pardon, ses yeux rieurs fixés sur elle.
Et ce fut ce qu’elle fit ! Il tenta de se défendre, mettant au point des stratégies ingénieuses qui combinaient plusieurs enchaînements, mais il se fit battre à plate couture tant Aila semblait voltiger dans les airs, imprévisible, intouchable, tout simplement imbattable… Son kenda fendait l’espace comme si une vie propre l’animait. Le spectacle était à couper le souffle… que perdit Pardon, plié en deux, quand, voulant parer un dernier assaut, il reçut en plein ventre le bâton juste destiné à le frôler. Aila se précipita vers lui, tandis que le gong retentissait.
— Pardon, vous allez bien ?
Il lui adressa un signe de la main pour lui dire oui, mais mit plusieurs minutes pour retrouver quelques couleurs et sa respiration.
— Ouf, ça va mieux et dire que vous m’avez à peine effleuré ! S’ils ne vous choisissent pas comme nouveau commandant de leurs armées, c’est qu’ils sont demeurés !
Aila jeta un coup d’œil, constatant avec soulagement que personne n’avait entendu les paroles hardies de Pardon.
— Gardez donc vos opinions pour vous, cela serait préférable. Voulez-vous que je m’assure que je ne vous ai rien de cassé ?
— Vous savez le faire aussi… C’est gentil, merci ! Mais j’ai déjà palpé et je semble entier !
Aila le reconsidéra une nouvelle fois : il dégageait une telle bonne humeur qu’elle en était communicative. Et tellement de compétences, il paraissait si complet. Ce ne serait pas elle qu’ils choisiraient, mais un garçon comme lui. Un homme, un vrai, pas elle, une gamine…
— Merci, Pardon, vous avez été un extraordinaire adversaire et j’ai pris beaucoup de plaisir à vous combattre.
Pour l’aider à se relever, elle lui tendit la main, qu’il saisit, gardant l’autre sur son estomac malmené.
— Moi aussi ! Dites, si nous nous distinguons tous les deux ou si nous demeurons à Antan, bien que je préfère la première solution, vous finirez de m’apprendre à me battre au kenda, j’ai adoré !
— Si nous restons ici, je crains que cela ne plaise pas à Barou.
— Oui, mais comme nous serons sélectionnés, cela ne posera pas de problèmes !
Elle répondit par un rire sans joie. Comment faisait-il pour paraître si sûr de lui, alors qu’elle doutait si souvent de tout ?
— Si nous sommes choisis tous les deux, je vous le promets !
— Bien ! Vous venez boire un verre à mon réfectoire ?
Il le faisait exprès ou il était quand même un peu bête.
— Je n’imagine pas ma présence au milieu des élèves de Barou comme une bonne idée…
Pardon marqua une pause avant de répondre :
— Vous auriez eu raison il y a trois ans, mais aujourd’hui, la teneur de ce qui s’y échange vous surprendrait. Aubin a beaucoup fait évoluer les mentalités à votre sujet, de façon prudente. L’air de rien, il a réussi à susciter la curiosité et, si l’écurie avait été bâtie différemment, vous auriez bénéficié d’un public tous les soirs. Cependant, je comprends que vous refusiez. Alors, peut-être une autre fois cela vous paraîtra-t-il envisageable ? Au revoir, Aila.
Au loin, elle entendit vaguement Elieu annoncer que tous les candidats seraient reçus individuellement au château, mais elle perdit le reste des propos, médusée par ceux de Pardon. Qu’avait donc pu dire Aubin sur elle sans blesser son père ? Comment avait-il pu créer la curiosité à son sujet ? Et quel intérêt y avait-il le soir pour susciter un tel public autour de l’écurie ? Mais oui, il ne pouvait en être autrement ! Ils auraient voulu assister aux entraînements de kenda entre elle et son oncle !
— Magnifique combat, Aila ! Mais tu m’expliques cet échauffement basique au début ? s’exclama Bonneau.
Son expression dut parler pour elle.
— Ah !… Tu n’as pas désiré l’exterminer tout de suite. Je me demande quand même si ton choix stratégique correspondait aux enjeux. Enfin, après, tu étais la reine ! Cependant, j’ai noté quelques petits défauts à corriger. Viens, on va en discuter.
Il la prit par l’épaule, commençant l’énumération des erreurs en question.
— Dis, Bonneau, maintenant, je t’appelle comment ? l’interrompit Aila.
Il se tut. Le silence se prolongea.
— Comme tu veux, Aila. J’ai été ton père quand tu m’appelais Bonneau. Je le serai encore si tu m’appelles papa.
— Alors, va pour… papa. Je vais devoir m’habituer parce que, jusqu’à présent, je n’avais jamais pu utiliser ce mot.
— Va pour papa, ma chère fille.
Il l’étreignit très fort dans ses bras avant de s’éloigner et reprit :
— S’il te plaît, revenons aux fautes que je t’ai mentionnées…
Aila cessa d’écouter, elle verrait cela demain, mais entendre le son de la voix de Bonneau tout près d’elle la rassurait. Elle se sentit heureuse, entière et complètement vivante ! Quelle que soit la façon dont se termineraient les joutes le lendemain, elle avait beaucoup grandi en une journée et, volontairement, elle chassa l’ombre d’Aubin de son esprit pour profiter du moment. Inutile de se monter la tête avec une histoire triste si les choses s’arrangeaient au final. Il fallait juste attendre.
— Aila, tu m’écoutes ?
— Non, Bonn… papa, mais continue à parler quand même !
Et elle éclata de rire.

En fin de soirée, alors qu’elle brossait Lumière, elle entendit un pas résonner dans l’écurie et découvrit, dans la lumière de sa lanterne, Avelin. Il posa sa lampe sur un support avant de se tourner vers elle.
— Bonneau m’avait dit que je vous trouverais là.
Il affichait toujours ce petit sourire au coin des lèvres, pas vraiment moqueur, mais comme en attente de quelque chose…
— Alors, à part vous défendre comme un animal sauvage avec toutes ces armes, que proposez-vous d’autre ?
— Je peux suivre une piste, effacer mes traces ou en créer de nouvelles, tendre des pièges ou les déjouer, soigner…
— Bien, bien… Mais quand vous avez prétendu que vous saviez tout faire, j’avais imaginé des talents un peu plus personnels…
Aila rougit jusqu’aux oreilles. Comment pouvait-il, juste en une seule remarque, la mettre si mal à l’aise ? Elle répliqua :
— Le genre de talents auxquels vous faites allusion, Prince Avelin, je les réserve à ceux que je choisis et vous n’en faites pas partie.
Elle se mordit les lèvres, c’était sorti tout seul. Que venait-elle de rétorquer à son prince ? Elle cligna des yeux avant de se remettre à le regarder. Il souriait, attendant de croiser son regard pour répliquer :
— Quel tempérament, jeune damoiselle ! Au fait, j’étais venu vous chercher pour vous accompagner devant le conseil qui prendra sa décision à la fin de la journée.
Après une dernière caresse, Aila abandonna Lumière et emboîta le pas du prince jusqu’à la salle du château où se déroulait la réunion. Parmi les membres présents, elle reconnut le frère d’Avelin, avec son air sévère, le mage royal ainsi qu’Hamelin, Elieu, Mélinda et, manque de chance, Barou. Avelin rejoignit Hubert tandis, qu’elle s’installait devant eux. Le prince héritier prit la parole :
— Je suis Hubert, fils et représentant du roi Sérain d’Avotour. Avec mon frère, nous écouterons tous les avis et recommandations du conseil, mais au final, notre choix prévaudra. Aila Grand, vous nous avez particulièrement éblouis lors de ces joutes. Qu’auriez-vous à ajouter pour nous prouver que votre talent mérite une place dans notre équipe ?
Elle comprit immédiatement le sens de la question ; Avelin lui avait fait répéter sa réponse quelques instants auparavant :
— Je ne me contente pas de combattre, sire Hubert, je sais aussi effacer des traces, en créer de nouvelles pour attirer dans un piège. J’ai appris les plantes et je fabrique des onguents pour soulager et cicatriser. Je connais l’organisme humain, je peux détecter des fractures, les réduire, masser des muscles ou des tendons douloureux. Je maîtrise les exercices qui requinquent des hommes très fatigués pour repartir malgré tout. Mon sens aigu de l’observation me permet, à votre demande, de vous décrire ce j’aurai aperçu l’espace d’un instant.
— Intéressant… Tournez-vous. Quels sont les vêtements du mage royal ?
— Il a revêtu une robe violette en soie avec un liseré vert aux manches et au col. À son doigt, il arbore une bague dorée avec l’œil des fées, symbole de notre pays.
— Restez retournée. Que portait-il cet après-midi ?
— Une robe gris foncé, toute simple et son anneau argenté, orné de la lune en croissant.
Elle se douta qu’Orian hochait la tête pour confirmer sa description.
— Très bien. Quelles personnes dans la pièce sont restées telles que ce matin ?
— Vous-même et votre frère avez conservé vos habits de la journée, mais vous avez déposé votre poignard, tandis que le prince Avelin l’a gardé comme s’il comptait ressortir et pas vous. Sire Elieu s’est changé et a passé, sur son pantalon noir, le pourpoint pourpre qu’il affectionne le soir pour son confort. Dame Mélinda a juste ôté sa coiffe et remis un châle sur sa longue robe bleue.
Aila entendait des murmures derrière elle. Elle avait perçu le reproche rapide qu’Hubert avait adressé à son frère. Avant d’entrer au conseil, Avelin n’ignorait pas qu’il ressortirait pour aller chercher quelqu’un, alors qu’il avait lancé la proposition comme si elle n’avait pas été préméditée… Aila avait encore perdu une occasion de se taire. Au point où elle en était, elle ajouta :
— De plus, mon excellente oreille associée à un bon niveau d’analyse me permet de dire que le prince Avelin a trompé tout le monde, sauf le mage royal qui suspectait la supercherie. En revanche, le prince Hubert vient de découvrir la nouvelle fantaisie du benjamin…, conscient que ce n’est pas la première fois et sûrement pas la dernière. Cependant, dans le même temps, il préférerait qu’il arrête de manigancer ses coups en douce…
Aila comprit au silence qui tomba derrière son dos qu’elle avait dépassé les limites de la bienséance due à la famille royale.
— Retournez-vous, Aila, enjoignit Orian, j’apprécie grandement vos talents d’observatrice… Pour quelles raisons ne devrions-nous pas vous sélectionner ?
— Parce que je parle trop, peut-être… Enfin, cela n’a pas toujours été le cas. Hamelin, sire Elieu et dame Mélinda vous le confirmeront… Parce que je suis une fille et que je n’ai que seize ans… Parce que si vous me choisissez, cela posera probablement des problèmes de cohésion d’équipe si je me retrouve avec des personnes comme Hector Plantu.
— Bien. Quels autres concurrents trouvez-vous dignes de faire partie du groupe que nous allons former ?
— Pardon Juste ! Incroyable combattant, rapide, efficace, fin stratège et sans points faibles ou presque.
Elle n’hésita pas non plus pour le suivant :
— Aubin Grand. Encore jeune, mais déterminé. De plus, il progresse de jour en jour.
— Le présentez-vous parce qu’il s’agit de votre ex-frère ? coupa Orian.
— Oh ! non, mage royal, loin de moi cette idée ! Aussi excellent archer que cavalier, sa compétence ne s’arrête pas là. Son tempérament extrêmement posé peut enfin empêcher des esprits irréfléchis de se jeter dans un piège, car il voit loin.
— Bien. Merci pour vos réponses, Aila Grand. Rendez-vous demain à la troisième cloche dans la cour du château.
Aila se retira, certaine d’avoir misérablement échoué, mais, si au moins, elle avait pu sauver Pardon et Aubin, elle aurait servi une noble cause. Quand elle rentra dans la maison, Bonneau leva la tête. Elle lui adressa un sourire triste avant de se diriger vers son lit. Elle n’avait pas envie de parler et il respecta son silence. Elle resta assise un long moment, immobile, le cœur lourd, puis finit par se déshabiller et se coucher pour s’endormir dans un sommeil sans rêves.


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